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 L'arrivée de Doe (et ses suites)

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Eric Doe
Futur Bavard
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Messages : 15
Date d'inscription : 11/02/2009

MessageSujet: L'arrivée de Doe (et ses suites)   Mer 11 Fév - 14:02

***** [first post] *****

Le Soleil de Los Angels faisait un dernier clin d'oeil à la ville, pendant que la vie sur le pavé commençait à doubler d'intensité. La vie nocturne, entre ses femmes de joies, ses boîtes de nuit, ses tripots et autres, c'était à se demander si les habitants n'étaient pas des vampires.
Chassant cette idée saugrenue de sa tête, réprimant un sourire, Eric descendit S. Central Ave. Il s'arrêta au croisement avec E 42 st., c'était la sixième fois qu'il s'y arrêtait, six fois, en six jours. Le magasin de fourniture fermait, alors qu'il s'en approchait.


- Bonsoir.. Ah, vous fermez?
- Oui, désolée, répondit la vendeuse. Vous vouliez quelque chose?
- Non... Merci, répliqua-t-il avec un sourire. J'aurais dû faire plus attention avant de venir, veuillez m'excuser. Bonne soirée mademoiselle. Vous serez ouvert demain?
- Oui monsieur, entre 10h et 17h.
- Parfait. Je ne vous retiens pas plus. Bonne soirée.

Et sur ce il repartit dans sa voiture, et mima un appel téléphonique, dans lequel il semblait s'excuser mille fois et être vraiment désolé. La vendeuse, de son côté, hésita à le voir, histoire de faire plaisir quand même. Après tout, vendredi soir, comme d'habitude, rien de prévu et personne qui l'attendait. Elle arriverait la première et n'était pas si pressée de voir son fiancé. Quelque chose lui dit non. Comme une boule au ventre; une de ces sensations, comme lorsqu'en regardant un citron, on sent son goût acide. Tant pis, il repassera au pire. Abaissant le store et le fermant à clé, Julia repartit, vivant tout près, à 10minutes à pied. Sentant un moteur s'approcher, elle se crispa légèrement, haïssant ces types qui s'arrêtent à votre niveau pour vous siffler et lâcher des insanités.

- Mademoiselle, faute de vous acheter quoi que se soit ce soir, je peux vous ramener?

La remarque fit s'arrêter Julia qui se tourna. Elle n'habitait pas loin c'est vrai, mais le soleil couché, elle ne promènerait pas un sale cabot ici. En plus, il était pas mal ce type, et aucun anneau au doigt. Réprimant ses pensées qui vous viennent plus vite que vous ne le voulez, même si vous êtes engagée, la jeune femme sourit.

- Vous le feriez vraiment?
- Pourquoi pas? Après tout, vendredi soir, il n'y pas grand chose à faire non?
Touché.
Grimpant à côté d'Eric, la vendeuse indiqua le chemin, précisant qu'elle n'habitait pas loin, néanmoins que c'était "super cool" de faire ça et "haha très gentleman" aussi.

Une fois en bas de la petite maison, il la salua poliment sans chercher à l'embrasser, sans chercher quoi que se soit si ce n'est le remerciement de la part de la passagère, légèrement déçue qu'il ne fit rien. En même temps, elle l'aurait repoussé. Qu'elle était compliquée! Une fois rentrée, Doe s'en alla en regardant l'horloge de bord.

<18h45.>
...

<19h30>

Revenu à pied, garant sa voiture plus loin, un bouquet en main, Eric savourait cet instant. Ce petit instant avant la tempête, ce calme statique prenant. Il se sentait ô combien seul, et pas même Dieu, cette grande farce, ne savait à quel point il aimait ça! Approchant de l'habitation de Julia, une voiture se gara à l'emplacement réservé. De la voiture, sortit un jeune homme à la figure sympathique, une mâchoire bien faite et la carrure d'athlète. Après avoir fermé la portière, il mit la main à la poche et remit un anneau à son annulaire.

**voilà Roméo** pensa Eric en souriant. S'avançant plus rapidement que le jeune homme il s'arrêta devant la porte, rajustant sa casquette d'une société de livraison de fleur.

- J'peux t'aider? commença l'homme d'un ton pas très accueillant.
- Bonsoir monsieur, répondit Eric doucement. J'ai des fleurs pour... Mademoiselle Julia Tompson. C'est bien ici?
- Ouais c'est là, donne. C'est de qui?
- Je ne peux les donner qu'à mademoiselle Tompson, monsieur, rétorqua presque servilement Eric, tête baissée. Mais si vous êtes...
- Donne, j'suis son fiancé! Allez.
- Bon bon.

Tendant le bouquet de son bras gauche, Eric déroula la main droite, tenue le long de son corps. Alors que l'énergumène se saisissait du bouquet, une barre de métal vint se loger dans la main droite de Doe. D'un violent et net coup à la tête, le bouquet tomba et le fiancé sombra, K.O, aux pieds d'Eric.
Mettant son gant à la main gauche, il fouilla le corps pour prendre les clés, et loger sa victime dans sa voiture, côté passager. Ensuite, embarquant le bouquet, nettoyant au plus vite la goutte perlée de sang sur le macadam, avec de la javel, contenue dans une bouteille échantillon de shampoing; Eric repartit, avec la voiture du fiancé, souriant comme jamais...


<19h40>

Transvaser le corps d'une voiture à une autre fut plus compliqué que prévu, il y avait du monde sur cette route.

- Aller Billy, bon sang t'es lourd... Arrête de boire autant, annonça-t-il assez fort pour être entendu. Je te ramène chez toi!

Les passants, pestant comme l'alcool et l'état dépravé de "l'ami" continuèrent leur chemin alors que Eric rentra dans le véhicule.

- Je vais prendre un malin plaisir à me venger de ça... Monsieur Tommie Davin.

Sur ce, il boucla la ceinture des deux, et s'en alla dans son petit chez lui, ou plutôt la cave...
[hrp: fin de la première partiiiie]


Dernière édition par Eric Doe le Lun 2 Mar - 17:17, édité 1 fois
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Eric Doe
Futur Bavard
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Messages : 15
Date d'inscription : 11/02/2009

MessageSujet: Re: L'arrivée de Doe (et ses suites)   Mer 18 Fév - 18:58

Post écriture: Si c'est un peu trop.... trop, dites-le. <âmes sensibles, attention /!\ /!\


Cela faisait maintenant deux heures qu'il s'égosillait dans la pénombre de la salle...
**flash back**
Il s'était réveillé, surement après un courant d'air qui parcouru son entre jambes. C'est ces réveils, vous savez, comme après votre "graduation", quand vous vous êtes réveillé nu, avec sur le torse écrit: "Gratz" et que tout le monde a profité pour dédicacer votre corps pendant que vous étiez si saoul. et bien c'était ça que Billy avait ressentit la premier seconde, alors que le courant d'air frais passait des mollet au bassin, remontant jusqu'aux épaules comme les mains d'une femme. Mais après cette ultime seconde, c'est les liens de plastique aux mains, puis aux chevilles. C'est le froid du béton à travers une bâche de plastique, comme celle des peintres. C'est en ouvrant les yeux, qu'il sentit le poids de son corps tirer sur ses mains, écartées, reliées à une boucle de métal pendu au plafond. Tout ça, ça faisait beaucoup. Le réflexe humain est de crier, ce qu'il fit.


- Heyyy!! Heyyyyyyy!! Y a quelqu'un??

Aucune réponse, mais il y avait quelqu'un. Quelqu'un de tapis comme un chat, immobile, patient, au souffle modéré. Quelqu'un qui ne faisait pas plus de bruit qu'un prédateur, une chouette qui voit le mulot sortir de son trou, faire quelques pas, assez pour s'éloigner de son trou. Le trou de Billy, c'était l'espoir et la lumière. Après cinq minutes, ou les poumons de Billy se vidaient pour lâcher des cris, des hurlements, puis des râles, enfin le silence; se remplissant d'un air statique, froid comme ceux des vieux châteaux, cet air qui rappelle à quel point la température est invivable. C'est après ce silence, que le bruit de lèvres qui s'écartent pour un sourire fit un son léger, mais qu'un oreille désespérée entend. Appelant, comme un faon sa mère, Il n'eut pour réponse qu'un double *clic* d'une valise qu'on ouvre.

- Je ne crois pas, Billy, que l'aide viendra pour toi...

**ellipse**
La lumière des projecteurs terminant le tout, Billy avait mal, très mal. En fait, si mal qu'il se sentait rien. C'est comme lorsque le froid vous brûle. C'est étrange, enivrant et pourtant horrible. Eric, de son côté, se délectait dans sa chemise à manches roulées, son pantalon de velours, ses chaussures, le tout enrobé respectivement d'un tablier jetable de boucher et des chausses de dentistes. Il avait presque terminé, presque. Prenant une serpe, il releva le visage buriné de Billy, lui souriant doucement, le tenant par le menton. Reculant d'un pas, il observa ce qu'il avait commencé. Les arcades, impeccable, tout comme le crâne, avec en le centre, ce nez latino dont il était si fier, cassé, presque enfoncé, démoli comme un château de carte. Les entailles au creux des phalanges avaient coagulées, mais les doigts étaient inutilisables. Les ongles d'orteils, lavé, tout beaux, trainaient à côté des dit orteils, ces derniers attaqué par le marteau de la fureur calme dont le tortionnaire avait fait preuve. Ce qui l'avait fait le plus hurlé, c'était le skin carving à chaud. Cette pratique pour ceux qui jugent les piercings et les tatouages désuets, consistant à soulever une couche de peau, et cicatriser. Une scarification professionnelle. Mais quand c'est fait avec un scalpel, puis aidée d'eau oxygéné avant de cautériser, ça fait mal. A l'endroit de son coeur, gisait un dessin géométrique: le coeur brisé. Rien que cela avait duré à peu près une heure et demi. Le reste avait servi à endormir les nerfs, ce qui arrive quand la douleur est intenable, mais que le corps ne parvient pas faire défaillir l'esprit.

Eric prit donc la serbe, posant la pointe au creux du nombril, duquel partait un fin bouc de poils bien entretenu, ce petit bouc qui avait dragué tant de femmes, qui descendait presque jusqu'au bassin, et la fierté de Billy. Il fit une pose. Un artiste trouve ses œuvres plus belles, une seconde avant leur destruction. Hiroshima était son exemple préféré. Avalant sa salive, buvant jusqu'à cette dernière goutte d'adrénaline, la canalisant, au bout de ses mains, il traça un peu plus qu'un quart de cercle dans trois centimètres de profondeurs, d'un geste sec, qu'il perçu, grâce à l'endorphine procurée dès le début de la mise à mort, comme au ralenti, jouissant littéralement de ça. C'était le parachèvement d'un travail méticuleux. Tournant autour du jeune homme qui exultait d'un dernier râle, un cri mêlé aux larmes, aux sanglot. Tournant autour, doe fit le même geste, avec encore plus de sentiment de puissance, dans le sens inverse. Désormais, seul la colonne tenait le corps en un seul morceau. La colonne et quelque centimètres de chair... Restait à rouler le corps dans la bâche, placer les ongles chez les maîtresses, bonne nouvelle, il y en avait deux. Cinq ongles chacune. Ensuite, passer ses protections vestimentaires au lavage intensif, les plier, les ranger dans cette petite malle de plomb, et l'enterrer quelque part. Il y avait un enterrement pas loin le lendemain, il irait avant que les fossoyeurs ne finissent de mettre la terre. Qui ferait attention à 10cm de terre en plus aux côté du cercueil? Il devra néanmoins réfléchir à un autre lieu la prochaine fois. Peut être brûler ça. Oui, peut être.


- Tu en penses quoi Billy?

Quelques heures lus tard, à l'aube, le Corps de Billy est retrouvable derrière le magasin de sa petite amie, enroulé dans sa bâche, encastré entre deux poubelles.
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